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    La Chora d'Astypalée et ses maisons blanches sous le château
    Île · Dodécanèse · Mer Égée

    Découvrir Astypalée

    Astypalée a la forme d’un papillon posé entre les Cyclades et le Dodécanèse.

    Sa Chora blanche, coiffée d’un château vénitien, domine des criques où l’on trouve toujours de la place.

    97 km²
    superficie de l’île
    482 m
    point culminant
    1 376
    habitants
    Présentation

    Astypalée (Αστυπάλαια) appartient au Dodécanèse, mais elle regarde vers les Cyclades, à mi-chemin entre Amorgos et Kos. Vue du ciel, elle dessine un papillon : deux ailes montagneuses se rejoignent à Steno, un isthme large d’une centaine de mètres seulement. Ses maisons blanches et ses ruelles en escalier rappellent d’ailleurs davantage les Cyclades que le reste de l’archipel.

    La plupart des habitants vivent dans la Chora, accrochée sous le château des Querini, face à la baie de Pera Gialos. Autour, des pistes descendent vers des criques de galets comme Kaminakia ou Vatses, et des bateaux rejoignent en été les îlots inhabités de Koutsomytis et de Kounoupa. Découvrez ci-dessous ses villages, ses plages et nos conseils pour y aller.

    Incontournables

    À voir à Astypalée

    La Chora d'Astypalée et son château vénitien sur la colline
    À voir

    La Chora :
    le château des Querini

    Depuis le port de Pera Gialos, la Chora grimpe en gradins de maisons blanches jusqu’aux remparts du château. Sur la place, à l’entrée du village, huit moulins à vent se dressent en ligne, et plusieurs d’entre eux ont été restaurés. Flânez dans les ruelles en escalier, où les balcons de bois peints ajoutent des touches de couleur, jusqu’à l’église Panagia Portaitissa, qui abrite une icône très vénérée sur l’île.

    Les Querini, une famille de nobles vénitiens, ont gouverné Astypalée jusqu’en 1522, et Giovanni IV Querini a reconstruit le château en 1413 sur des fondations plus anciennes. Des familles ont vécu à l’intérieur des remparts pendant des siècles, jusqu’au départ des derniers occupants dans les années 1950. Le séisme de 1956 a abattu la plupart des maisons, mais deux églises blanches, Panagia tou Kastrou et Agios Georgios, tiennent toujours debout au milieu des ruines. Au coucher du soleil, la vue depuis le château embrasse le port, les moulins et, de l’autre côté, la vallée de Livadi.

    Mosaïque antique près de Maltezana, sur l'île d'Astypalée
    À voir

    Maltezana :
    les mosaïques de Tallaras

    Sur l’aile orientale de l’île, Maltezana, que les cartes appellent officiellement Analipsi, s’étend au bord d’une baie abritée, non loin de l’aéroport. D’après la tradition locale, le village doit son surnom aux pirates maltais qui y jetaient l’ancre. Il compte aujourd’hui quelques tavernes au bord de l’eau et plusieurs petites plages, et l’ambiance y reste tranquille.

    À l’est du petit port, les thermes de Tallaras remontent à la fin de l’époque romaine. Leur sol de mosaïque représente le Temps personnifié, entouré des signes du zodiaque, des saisons et des mois de l’année. Le ministère grec de la Culture prépare la restauration du site et de deux basiliques paléochrétiennes voisines, Kareklis et Agia Varvara, qui ont elles aussi conservé des mosaïques. Renseignez-vous sur place pour savoir ce qui se visite pendant votre séjour.

    Entre les deux ailes

    Steno
    et la baie de Vathy

    La route qui relie les deux ailes franchit l’isthme de Steno, si étroit que l’on voit la mer des deux côtés de la chaussée. Sa plage de sable fin descend en pente douce, ce qui la rend agréable pour les enfants, et une cantine y ouvre en saison.

    À l’extrémité de l’aile orientale, le hameau de Vathy se cache au fond d’une baie presque fermée, qui communique avec le large par un goulet d’une cinquantaine de mètres. Seule une poignée d’habitants y vit encore, et une tour hellénistique rappelle que le site était déjà occupé dans l’Antiquité. De là, un sentier exigeant et, en saison, des bateaux conduisent à la Drakospilia, la grotte du Dragon, dont les stalactites et les stalagmites prennent des couleurs variées.

    Activités

    À faire à Astypalée

    La plage de Livadi à Astypalée
    À faire

    Les plages d’Astypalée :
    de Livadi à Kaminakia

    Sous la Chora, Livadi s’étire au bout d’une vallée plantée de mandariniers et de vergers. Sa longue plage, bordée de tamaris, de cafés et de tavernes, plaît aux familles, car on y trouve des transats et des sports nautiques. La crique d’Agios Konstantinos, elle, se mérite par une piste cahoteuse : vous y trouverez des galets ombragés par des tamaris, une taverne et une belle vue sur la Chora.

    Sur l’aile ouest, Vatses et Kaminakia se rejoignent en une demi-heure environ depuis la Chora, en grande partie par des pistes. Beaucoup de voyageurs tiennent Kaminakia pour la plus belle plage de l’île, pour son eau turquoise et ses galets clairs, et une taverne y sert à déjeuner. Près de Vatses, la grotte de Negrou cache des stalactites à quelques centaines de mètres de la plage. En été, des bateaux partent aussi de Pera Gialos vers les îlots de Koutsomytis et de Kounoupa, où l’on se baigne dans une eau très claire.

    Sentiers et traditions

    Randonnées, fêtes
    et spécialités

    Des sentiers balisés traversent les collines arides et relient les villages aux criques et aux chapelles, dont l’île compterait près de 365. Le plus connu rejoint le monastère d’Agios Ioannis, perché sur une falaise, et la petite plage qui s’étend en contrebas, au terme d’une heure de marche environ. Comme le chemin est exigeant, partez tôt, avec de bonnes chaussures et de l’eau.

    Chaque été, les fêtes de village, que les Grecs appellent panigyria, animent l’île. La plus grande honore la Vierge du 14 au 16 août, avec de la musique, des danses et des repas partagés, et des jeux traditionnels la prolongent le 16 août. Dans les tavernes, vous goûterez les pougia, des chaussons fourrés de mizithra, parfumés à la cannelle et au miel. Le safran relève aussi plusieurs plats de la cuisine locale, et le miel de thym accompagne volontiers les desserts.

    Pour préparer votre voyage

    Infos pratiques
    pour venir à Astypalée

    Astypalée se rejoint en avion depuis Athènes, ou en ferry depuis le Pirée et les îles voisines.

    Transport

    Ferry & accès

    Amorgos → Astypalée en 1 h 30 à 2 h environ

    Les ferries accostent au port d’Agios Andreas, d’où des bus desservent la Chora et les villages. Depuis le Pirée, la traversée prend de 8 h 30 à 10 heures environ, et elle se fait souvent de nuit. D’autres liaisons rejoignent Amorgos en une heure et demie à deux heures, ainsi que Naxos, Kalymnos et Kos. Un petit aéroport, près de Maltezana, reçoit aussi des vols depuis Athènes en une heure environ. Les ferries ne partent pas tous les jours : vérifiez les horaires avant de réserver votre hébergement.

    Sur place

    Se déplacer

    Bus · astyMOVE · location

    Des bus relient le port, la Chora, Livadi et Maltezana, avec davantage de passages en été. L’application astyMOVE, née d’un partenariat avec Volkswagen, permet aussi de réserver un minibus électrique ou de louer une voiture électrique. Pour les plages de l’aile ouest, louez plutôt un véhicule haut, car les pistes sont caillouteuses.

    Saison

    Quand partir

    Juin et septembre conseillés

    Mai convient bien à la randonnée, même si la mer reste fraîche. En juin et en septembre, l’eau est chaude et les plages sont calmes. Juillet et août attirent le plus de monde, surtout autour du 15 août, et la chaleur monte. Hors saison, les liaisons se raréfient et beaucoup de tavernes et d’hébergements ferment.

    La Chora et le port d'Astypalée
    À explorer aussi

    Poursuivre le voyage
    jusqu’à Amorgos

    Le ferry vous dépose à Amorgos, l’île voisine des Cyclades, en une heure et demie à deux heures environ. Découvrez ses villages perchés et le monastère de Hozoviotissa dans notre guide.

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