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    Le temple d'Aphaïa sur l'île d'Égine
    Île · Îles Saroniques · Mer Égée

    Découvrir Égine

    Égine est la plus grande des îles Saroniques, à une heure de bateau du Pirée.

    L’île réunit l’un des temples archaïques les mieux conservés de Grèce, une ville portuaire aux façades néoclassiques et des pistaches réputées dans tout le pays.

    87 km²
    superficie de l’île
    531 m
    point culminant
    ~12 900
    habitants
    Présentation

    L’île d’Égine (Αίγινα) est la plus grande du golfe Saronique, à une heure de ferry du Pirée, le port d’Athènes. Son histoire dépasse pourtant de loin sa taille. Dans l’Antiquité, elle frappait déjà, parmi les premières du monde grec, ses propres pièces d’argent à l’effigie d’une tortue. En 1828, elle est devenue la première capitale de la Grèce indépendante, sous le gouvernement de Ioannis Kapodistrias.

    Le temple d’Aphaïa domine une colline couverte de pins, tandis que les chapelles de Paliachora, l’ancienne capitale médiévale, parsèment encore les pentes de l’intérieur. Le port de pêche de Perdika et l’îlot de Moni, où vivent des paons et des cerfs, complètent le séjour, comme les autres îles Saroniques toutes proches. Découvrez ci-dessous ses sites, ses villages et nos conseils pour y aller.

    Incontournables

    À voir à Égine

    Au port

    La ville d’Égine :
    le port et la colline de Kolona

    Les ferries accostent en plein cœur de la ville d’Égine, devant la petite chapelle blanche d’Agios Nikolaos qui garde l’entrée du port. Le long du quai, les maisons néoclassiques rappellent l’époque où la ville accueillait le premier gouvernement de la Grèce libre. À deux pas du front de mer, la tour Markellos a d’ailleurs servi de siège au gouvernement provisoire dans les années 1820. Flânez jusqu’au marché aux poissons et dans les ruelles voisines, où les boutiques vendent les pistaches de l’île sous toutes leurs formes.

    À quelques minutes à pied du port, la colline de Kolona doit son nom à l’unique colonne encore debout du temple d’Apollon, élevé au VIe siècle av. J.-C. Le site archéologique occupe l’emplacement de la cité antique, habitée dès l’âge du bronze, et un musée y expose les objets mis au jour sur place. Montez jusqu’à la colonne, car la vue embrasse le port, la baie et les îles voisines.

    Sur sa colline de pins

    Le temple d’Aphaïa :
    le sanctuaire dans la pinède

    À une douzaine de kilomètres de la ville, le temple d’Aphaïa se dresse à environ 160 mètres d’altitude, au milieu d’une pinède. Les Éginètes l’ont construit vers 500 av. J.-C. dans le style dorique, et il a conservé la plupart de ses colonnes, ce qui en fait l’un des temples archaïques les plus complets de Grèce. Il honorait Aphaïa, une déesse propre à l’île, que l’on rapprochait d’Athéna ou d’Artémis.

    Ses frontons sculptés ont quitté l’île en 1811, et le prince héritier Louis de Bavière les a achetés l’année suivante pour la Glyptothèque de Munich, où ils sont toujours exposés. On dit souvent que le temple forme un triangle avec le Parthénon et le temple de Poséidon au cap Sounion. Par temps clair, la vue depuis la colline porte jusqu’à la côte de l’Attique. Arrivez à l’ouverture pour profiter du site avant les groupes venus d’Athènes.

    Dans l’intérieur de l’île

    Paliachora
    et le monastère d’Agios Nektarios

    Au IXe siècle, les habitants fuient les raids des pirates et fondent Paliachora sur une colline rocheuse, loin de la côte. La ville reste la capitale de l’île pendant près de mille ans, avant de se vider peu à peu après 1826, quand la population redescend vivre au bord de la mer. Des maisons, il ne reste presque rien, mais des chapelles s’égrènent encore sur la pente, sous les ruines d’un château vénitien. Les sources divergent sur leur nombre : Greeka en compte environ 33, alors que d’autres guides de voyage en annoncent 28 ou plus de 35. Suivez les sentiers de pierre d’une chapelle à l’autre, et poussez les portes restées ouvertes pour découvrir leurs fresques byzantines.

    Les pèlerins de toute la Grèce se rendent au monastère d’Agios Nektarios, au pied de la colline. Il honore un évêque mort en 1920 et canonisé en 1961, et sa grande basilique moderne se voit de loin depuis la route. Prévoyez une tenue qui couvre les épaules et les genoux pour entrer dans l’église.

    Activités

    À faire à Égine

    Côté mer

    Perdika, Moni
    et les plages d’Égine

    Le petit port de Perdika aligne ses tavernes face aux caïques de pêche, et l’on y vient surtout pour déjeuner de poisson au bord de l’eau. Depuis le quai, un bateau-taxi vous emmène en dix minutes environ sur l’îlot de Moni, qui est classé réserve naturelle. Des paons et des cerfs y vivent en liberté, et une plage de sable avec un petit bar attend les baigneurs au débarcadère. Grimpez ensuite par les sentiers jusqu’au sommet de l’îlot pour la vue sur Égine et sur Agistri.

    Pour une journée de plage, Agia Marina offre la plus longue étendue de sable de l’île, bordée de pins, au pied de la colline d’Aphaïa. Plus calme, Marathonas garde une eau peu profonde que les familles apprécient. Sur la côte nord, la plage de Vagia reste moins aménagée, et vous y trouverez plus facilement de la place en été.

    Randonnée et saveurs

    Le mont Oros
    et les pistaches d’Égine

    Le mont Oros, qui est le point culminant de l’île, se gravit en une heure environ depuis le village d’Anitseo. Sur le chemin, vous passez près du sanctuaire de Zeus Hellanios, sur les ruines duquel une église byzantine a été bâtie au XIIIe siècle. Au sommet, la vue fait le tour de l’île et s’étend sur tout le golfe Saronique. Emportez de l’eau et de bonnes chaussures, car le terrain est rocailleux et l’ombre rare.

    Ne quittez pas Égine sans goûter ses pistaches, qui bénéficient d’une appellation d’origine protégée. Les échoppes du port les vendent grillées, salées, en pâte à tartiner ou en pâtisserie. Chaque année en septembre, au moment de la récolte, le Fistiki Fest installe ses stands pendant plusieurs jours sur le front de mer de la ville, avec des produits locaux, de l’artisanat et des concerts. C’est aussi la meilleure période pour acheter des pistaches fraîches.

    Pour préparer votre voyage

    Infos pratiques
    pour venir à Égine

    Égine n’a pas d’aéroport : on y arrive en bateau depuis le Pirée, le port d’Athènes.

    Transport

    Ferry & accès

    Le Pirée → Égine en 40 min à 1 h 15 environ

    Des ferries partent du Pirée plusieurs fois par jour, depuis la porte E8, et rejoignent la ville d’Égine en une heure et quart environ. Les hydroglisseurs font la traversée en quarante minutes environ. Certains bateaux s’arrêtent aussi à Souvala ou à Agia Marina, alors vérifiez bien les horaires avant de partir.

    Sur place

    Se déplacer

    Bus · location · bateau-taxi

    Des bus partent de la gare routière du port vers Agia Marina, Perdika et Souvala, et la ligne d’Agia Marina passe par Agios Nektarios et le temple d’Aphaïa. Si vous voulez visiter l’île à votre rythme, vous pouvez louer un scooter ou une voiture en ville. Le bateau-taxi de Moni, lui, quitte le quai de Perdika.

    Saison

    Quand partir

    Mai, juin et septembre conseillés

    Au printemps, les collines restent vertes et les sentiers se prêtent bien à la marche. Juin et septembre offrent une mer chaude sans la foule du mois d’août, quand l’île se remplit, surtout le week-end. Septembre coïncide en outre avec la récolte des pistaches et la fête qui l’accompagne. Hors saison, la proximité d’Athènes permet encore une belle escapade d’une journée.

    Les colonnes du temple d'Aphaïa à Égine
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    à Athènes

    Les bateaux pour Égine partent du Pirée, le port d’Athènes. Notre guide vous fait découvrir l’Acropole et les quartiers de la capitale avant d’embarquer.

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