5 sites archéologiques
à découvrir en Grèce
Un voyage aux sources de la civilisation occidentale
La Grèce compte 19 sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont une majorité de sites antiques. Voici cinq incontournables qui retracent l’histoire de la civilisation grecque, des palais mycéniens à la cité classique d’Athènes.
Un séjour en Grèce sans passer par ses sites antiques reste inachevé. De ces lieux jaillit l’histoire de toute la civilisation occidentale : la démocratie née sur l’Agora d’Athènes, les Jeux olympiques fondés à Olympie, le théâtre perfectionné à Épidaure, la philosophie qui prit son envol au pied du Parnasse.
Ce guide rassemble cinq sites archéologiques à voir au moins une fois : l’Acropole d’Athènes, Delphes et son oracle, Olympie berceau des Jeux, Épidaure et son théâtre à l’acoustique parfaite, Mycènes la cité d’Agamemnon. Cinq époques, cinq atmosphères, cinq témoignages d’un héritage qui continue de façonner le monde moderne.
5 sites archéologiques
à découvrir
L’Acropole :
le rocher sacré
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, l’Acropole d’Athènes domine la ville depuis son éperon rocheux et condense l’âge d’or de la cité antique. C’est ici, sous Périclès au Ve siècle av. J.C., qu’ont été édifiés les chefs-d’œuvre de l’architecture grecque classique.
Le Parthénon, temple dédié à Athéna, reste le symbole absolu de la perfection architecturale antique. L’Érechthéion et ses célèbres Cariatides, le petit temple d’Athéna Nikè, les Propylées monumentales — l’ensemble du site constitue une leçon d’architecture à ciel ouvert. En contrebas s’étendent le théâtre de Dionysos (où naquit le théâtre occidental), l’Olympiéion et l’ancienne Agora où Socrate enseignait.
Visite tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur et la foule. L’audioguide ou un guide-archéologue transforme radicalement l’expérience.
Delphes :
le centre du monde
À deux heures et demie d’Athènes, accroché aux pentes du mont Parnasse, Delphes était pour les Grecs anciens le nombril du monde — le point exact où s’étaient rencontrés les deux aigles lâchés par Zeus depuis les extrémités de l’univers. Classé à l’UNESCO, le sanctuaire panhellénique d’Apollon a dominé la vie politique et religieuse grecque du VIe au IVe siècle av. J.C.
Aucune décision importante — fondation de colonie, déclaration de guerre — ne se prenait sans consulter la Pythie, prêtresse d’Apollon qui rendait ses oracles en transe. La visite suit la Voie Sacrée en montée : le trésor des Athéniens, le temple d’Apollon dont il reste six colonnes doriques, le théâtre antique aux 5 000 places et, tout au sommet, le stade des Jeux Pythiques, le mieux conservé de Grèce.
Les ruines ont été exhumées en 1892 par l’archéologue français Théophile Homolle et son équipe. Au musée du site, ne pas manquer l’Aurige de Delphes, chef-d’œuvre de la statuaire en bronze, et la pierre conique de l’Omphalos.
Découvrir Delphes
Olympie :
le berceau des Jeux
Dans l’Élide, au nord-ouest du Péloponnèse, Olympie est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1989. Le sanctuaire de Zeus s’y déploie autour de l’Altis sacré, enceinte religieuse peu modifiée depuis l’Antiquité — avec le temple d’Héra (le plus ancien du site) et le gigantesque temple de Zeus qui abritait autrefois l’une des sept merveilles du monde : la statue de Zeus chryséléphantine de Phidias, haute de 12 mètres.
C’est ici que les Jeux olympiques antiques se tinrent tous les quatre ans à partir de 776 av. J.C., pendant près de douze siècles. Les athlètes concouraient nus, entièrement enduits d’huile, dans le stade qui se visite toujours. Une trêve sacrée suspendait les guerres pendant la durée des Jeux, qui rassemblaient toutes les cités grecques.
La flamme olympique moderne est toujours allumée ici, au temple d’Héra, avant chaque édition des Jeux. Le musée archéologique du site abrite des œuvres majeures dont l’Hermès de Praxitèle.
Accessible depuis Athènes en 3h30 de route, ou en excursion guidée d’une journée. Prévoir 2 à 3h pour le site et le musée.
Épidaure :
le théâtre parfait
Dans une vallée paisible du Péloponnèse, Épidaure abrite ce qui est considéré comme « le mieux conservé et le plus accompli de tous les théâtres grecs antiques ». Classé UNESCO en 1988, le site était dans l’Antiquité le plus célèbre sanctuaire dédié à Asclépios, dieu grec de la médecine — des pèlerins venaient de tout le monde grec y chercher la guérison.
Le théâtre, édifié au IVe siècle av. J.C., peut accueillir 14 000 spectateurs. Son architecture repose sur la suite de Fibonacci : 13 escaliers et 34 rangées en partie inférieure, 21 rangées en partie supérieure, soit 55 rangées au total — les nombres 13, 21, 34, 55 se suivent dans la suite de Fibonacci, avec un rapport proche du nombre d’or. Résultat : une acoustique légendaire qui permet d’entendre depuis le dernier rang une pièce de monnaie tomber sur la scène.
Aujourd’hui encore, le théâtre accueille chaque été le Festival d’Épidaure où sont jouées les tragédies antiques d’Eschyle, Sophocle et Euripide. Autour du théâtre, le sanctuaire d’Asclépios rassemble six monuments dont la Tholos, les Propylées et les temples d’Artémis et d’Asclépios.
Découvrir Épidaure
Mycènes :
la cité d’Agamemnon
À 120 km d’Athènes, Mycènes domine la plaine d’Argos depuis son acropole rocheuse. Classée UNESCO depuis 1999, la cité a donné son nom à la civilisation mycénienne qui régna sur le monde méditerranéen oriental entre le XVe et le XIIe siècle av. J.C. — la première grande civilisation européenne, celle qu’Homère chante dans l’Iliade et l’Odyssée.
Mycènes était selon les poèmes homériques le royaume d’Agamemnon, chef des Achéens pendant la guerre de Troie. La Porte des Lionnes, sculpture monumentale datée de 1250 av. J.C., constitue le plus ancien relief monumental connu d’Europe. Juste derrière, les imposants murs cyclopéens (jusqu’à 13 mètres d’épaisseur) protègent le palais royal et les deux cercles de tombes où furent mis au jour les trésors funéraires mycéniens.
À quelques centaines de mètres, le Trésor d’Atrée (ou « Tombe d’Agamemnon ») est la plus spectaculaire des tombes à tholos grecques : une coupole en encorbellement de 14,5 mètres de diamètre et 13,2 mètres de hauteur, chef-d’œuvre d’ingénierie antique vieux de 3 250 ans.
Le site fut redécouvert en 1874 par l’archéologue allemand Heinrich Schliemann, guidé par les récits d’Homère. Le célèbre Masque d’Agamemnon trouvé dans le Cercle A est aujourd’hui exposé au Musée National d’Archéologie d’Athènes.
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l’exploration de la Grèce antique
Cinq sites ne suffisent pas à épuiser l’héritage antique grec. Délos, Akrotiri, Cnossos, Mystra, le Cap Sounion, Dodone — les voyages à travers les siècles ne font que commencer.
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