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    L'île de Tinos, dans les Cyclades
    Île · Cyclades · Mer Égée

    Découvrir Tinos

    Tinos est l’île du marbre et des pèlerins, à une demi-heure de bateau de Mykonos.

    Ses villages de montagne, ses colombiers et sa cuisine en font l’une des îles les plus attachantes des Cyclades.

    194 km²
    superficie de l’île
    750 m
    point culminant
    ~8 900
    habitants
    Présentation

    Troisième plus grande île des Cyclades, Tinos (Τήνος) se trouve entre Andros et Mykonos. Toute la Grèce la connaît pour l’église Panagia Evangelistria, où l’on vénère une icône de la Vierge découverte en 1823. Restée vénitienne jusqu’en 1715, l’île a gardé une forte communauté catholique à côté des orthodoxes, et une cinquantaine de villages habités dispersés dans ses montagnes.

    Vous y découvrirez aussi Pyrgos, le village des sculpteurs de marbre, les rochers géants de Volax et des centaines de colombiers décorés, semés dans les vallées. Beaucoup de voyageurs viennent également pour la table, car Tinos passe pour l’une des meilleures îles des Cyclades où manger. Découvrez ci-dessous ses villages, ses plages et nos conseils pour y aller.

    Incontournables

    À voir à Tinos

    L'église Panagia Evangelistria à Tinos
    À voir

    Chora :
    la Panagia Evangelistria

    Du port de Chora, une large avenue monte jusqu’à l’église Panagia Evangelistria, bâtie en marbre blanc et achevée en 1830. En 1822, une religieuse du monastère de Kechrovouni, sainte Pélagie, raconta avoir vu la Vierge en rêve. Les fouilles menées à l’endroit indiqué mirent au jour une icône de l’Annonciation le 30 janvier 1823, en pleine guerre d’indépendance. L’icône disparaît aujourd’hui presque entièrement sous l’argent, l’or et les pierres précieuses offerts par les fidèles.

    Le 15 août, des milliers de pèlerins gravissent la rue à genoux, sur une bande de tapis posée depuis le port. Ce même jour de 1940, un sous-marin italien a torpillé le croiseur Elli au mouillage devant Chora, et un petit mausolée rend hommage aux victimes dans l’enceinte de l’église. Prenez aussi le temps de monter au monastère de Kechrovouni, fondé il y a près de mille ans, qui conserve la cellule de sainte Pélagie. Couvrez vos épaules et vos genoux pour entrer dans ces lieux de culte.

    Le village de Pyrgos à Tinos
    À voir

    Pyrgos et Kardiani :
    les villages du marbre

    Pyrgos, le plus grand village de l’île, a prospéré aux XVIIIe et XIXe siècles grâce à l’extraction et au travail du marbre. Dans ses ruelles, les linteaux sculptés, les fontaines et les impostes ornées de fleurs ou de bateaux témoignent du savoir-faire de ses artisans. Asseyez-vous sous le grand platane de la place, puis visitez le musée des Arts du marbre, qui explique l’extraction et la taille de la pierre. La maison natale du sculpteur Yannoulis Chalepas, figure majeure de l’art grec moderne, est devenue un musée, et une école des beaux-arts forme toujours des tailleurs de marbre au village.

    Le petit port de Panormos, à trois kilomètres en contrebas, aligne ses tavernes au bord de l’eau. Non loin de là, Kardiani descend en gradins vers la mer, et l’on y flâne entre les fontaines de marbre, les jardins et les ruelles en escalier. Arrêtez-vous en fin de journée à Kardiani ou à la voisine Isternia, car le coucher de soleil sur la mer y est l’un des plus beaux de l’île.

    Le village de Volax et ses rochers de granite à Tinos
    À voir

    Volax
    et les colombiers

    Au centre de l’île, Volax se niche sur un plateau hérissé d’énormes rochers de granite arrondis, qui donnent au paysage une allure lunaire. Les vanniers du village tressent toujours des paniers dans leurs ateliers, et vous pouvez leur en acheter directement. Des vers sont peints sur certaines portes, et un petit théâtre en plein air accueille des spectacles en été. Ces rochers attirent aussi des grimpeurs du monde entier, venus pratiquer l’escalade sans corde.

    Tout près se dresse le mont Exomvourgo (641 m), où les Vénitiens avaient installé leur capitale fortifiée, jusqu’à la prise de l’île par les Ottomans en 1715. Il en reste des ruines, et la vue du sommet embrasse les Cyclades. Dans les vallées alentour, vous croiserez les colombiers de Tinos, dont les façades de schiste dessinent des triangles, des losanges et des soleils. Les sources divergent sur leur nombre : Greeka en compte entre 600 et 1 000, alors que Wikipédia et Greek News Agenda en annoncent plus de 1 000. Allez voir ceux de Tarambados, où une vingtaine ont été restaurés.

    Activités

    À faire à Tinos

    La plage d'Agios Fokas à Tinos
    À faire

    Plages et sentiers :
    Tinos côté mer et côté montagne

    Les plages les plus faciles bordent la côte sud, abritée du meltem. À vingt minutes à pied de Chora, Agios Fokas déroule une longue plage organisée avec ses bars et ses tavernes, tandis qu’Agios Sostis et Agios Ioannis Porto se rejoignent en bus l’été. Sur la côte nord, la baie de Kolymbithra abrite deux plages : la grande attire les surfeurs quand le vent se lève, et la petite crique convient mieux à la baignade. Plus sauvage, Livada mêle gros rochers, sable sombre et eau très claire, mais ses courants demandent de la prudence.

    L’île se découvre aussi à pied, grâce à un réseau d’anciens chemins de pierre qui reliaient autrefois les villages. Discover Greece l’estime à 300 km, dont environ 150 km balisés. La boucle des hauts plateaux, autour de Livaderi, traverse des villages comme Falatados, Steni et Myrsini en trois à quatre heures de marche. Pour le mont Tsiknias, point culminant de l’île, les sources divergent : Wikipédia et Greeka lui donnent 750 m, alors que la version française de Wikipédia indique 725 m. Partez tôt et emportez de l’eau, car l’ombre manque sur les crêtes.

    Tinos de nuit
    Saveurs

    La table de Tinos :
    louza, froutalia et kariki

    Dans les tavernes de l’île, commencez par la louza, un filet de porc mariné au vin et aux herbes puis séché, que l’on sert en tranches très fines. La froutalia, une épaisse omelette aux pommes de terre et à la saucisse locale, change un peu d’un village à l’autre. Goûtez aussi le kariki, un fromage que l’on affine plusieurs mois dans une calebasse évidée, ce qui lui donne un goût puissant.

    Les artichauts, les câpres et le miel de thym complètent les produits de l’île, et les tavernes des villages cuisinent volontiers ce qui pousse autour d’elles. Tinos a aussi sa bière artisanale, la Nissos, et ses vignes plantées dans des sols sablonneux, que le phylloxéra a épargnées. Le soir, installez-vous dans une taverne de Pyrgos ou sur le port de Panormos pour découvrir ces spécialités.

    Pour préparer votre voyage

    Infos pratiques
    pour venir à Tinos

    Tinos n’a pas d’aéroport : on y arrive en ferry, depuis Athènes ou depuis les îles voisines.

    Transport

    Ferry & accès

    Rafina → Tinos en 2 h environ

    Les ferries partent des ports athéniens de Rafina et du Pirée, et la traversée dure de deux heures environ en bateau rapide à près de cinq heures en ferry classique. Depuis Mykonos, dont l’aéroport est le plus proche, comptez une demi-heure environ, et Syros ou Andros se rejoignent en deux heures au plus. Vérifiez les horaires avant de réserver, surtout hors saison.

    Sur place

    Se déplacer

    Voiture · bus local · à pied

    Les bus KTEL relient Chora aux principaux villages et aux plages du sud, avec davantage de départs en été. Les villages restent toutefois dispersés dans la montagne, et une voiture de location vous laisse bien plus libre. Les sentiers suffisent ensuite pour passer d’un village à l’autre.

    Saison

    Quand partir

    Mai-juin et septembre conseillés

    Au printemps et en septembre, le climat se prête aussi bien à la randonnée qu’à la baignade. En juillet et en août, le meltem souffle fort sur la côte nord, pour le plus grand plaisir des surfeurs de Kolymbithra. Autour du 15 août, le pèlerinage remplit l’île : réservez très tôt ou choisissez une autre date si vous ne venez pas pour la fête.

    L'île de Tinos, dans les Cyclades
    À explorer aussi

    Poursuivre le voyage
    jusqu’à Mykonos

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