Découvrir Astypalée
L’île papillon du Dodécanèse, entre château vénitien et criques secrètes
Chora et sa cascade de maisons blanches, le château des Querini, l’isthme de Steno, les moulins à vent — Astypalée est l’une des dernières îles grecques épargnées par le tourisme de masse.
Astypalée flotte entre deux mondes. Administrativement rattachée au Dodécanèse, elle ressemble davantage aux Cyclades par son architecture — maisons cubiques blanchies à la chaux, volets bleus, ruelles en labyrinthe. Sa forme de papillon, deux « ailes » montagneuses reliées par un isthme de 126 mètres de large à Steno, en fait l’une des silhouettes les plus reconnaissables de la mer Égée.
Avec ses 1 400 habitants et sa position isolée — à plus d’une heure de navigation de Kos et d’Amorgos, les îles les plus proches —, Astypalée est restée à l’écart du tourisme international. Les visiteurs sont essentiellement grecs, les plages presque désertes, les tavernes familiales. Depuis 2023, l’île est devenue un laboratoire européen de mobilité durable, avec un partenariat Volkswagen pour remplacer les véhicules thermiques par des électriques et des minibus à la demande.
À voir à Astypalée
Chora et le château Querini :
la plus belle Chora du Dodécanèse
La Chora d’Astypalée est l’une des plus photogéniques de Grèce. Des centaines de maisons blanches s’étagent en cascade depuis le sommet de la colline — où trône le château Querini — jusqu’au petit port de Pera Gialos en contrebas. Sept moulins à vent alignés marquent l’entrée du village, sentinelles silencieuses face à la mer.
Le château, construit au XIIIe siècle par la famille vénitienne Querini (qui a gouverné l’île pendant trois siècles), pouvait abriter jusqu’à 4 000 personnes derrière ses murailles. Le tremblement de terre de 1956 a détruit la plupart des habitations intégrées aux remparts, mais les murs d’enceinte et deux églises — Panagia Portaitissa et Agios Georgios — sont restés debout. La vue depuis le sommet embrasse les deux ailes de l’île, l’isthme de Steno et la mer à perte de vue.
Montez au château tôt le matin ou en fin d’après-midi pour la lumière et la fraîcheur. Le bar Castro, juste en dessous des remparts, offre des cocktails avec vue imprenable sur le port au coucher du soleil.
Maltezana, Livadi
et l’aile orientale
L’aile orientale de l’île (Mesa Nisi) abrite les deux autres localités d’Astypalée. Maltezana (officiellement Analipsi) est un village côtier tranquille, nommé d’après les pirates maltais qui y débarquaient jadis. On y trouve les Thermes de Talara, un bain romain orné de mosaïques représentant les saisons et les signes du zodiaque — l’un des rares vestiges de ce type dans le Dodécanèse.
Livadi, dans une vallée fertile plantée d’agrumes et de vignes, offre l’une des plages les plus accessibles de l’île — longue bande de sable bordée de cafés et de tamaris. L’isthme de Steno, qui relie les deux ailes, n’est large que de 126 mètres : on voit la mer des deux côtés simultanément.
L’AstyBus, un service de minibus électriques à la demande (application Astymove), relie Chora, Maltezana et les plages principales. Un projet pilote de mobilité durable mené avec Volkswagen.
À faire à Astypalée
Criques sauvages et
sentiers de l’île papillon
Les plages d’Astypalée ne sont jamais bondées. Les côtes rocheuses et découpées cachent des dizaines de criques accessibles par des pistes non goudronnées ou par bateau. L’île compte aussi une vingtaine de sentiers de randonnée balisés à travers des paysages arides et montagneux.
- KaminakiaLa plus belle plage de l’île. Galets blancs, eau turquoise, falaises ocre. Accessible par piste ou bateau-taxi.
- VatsesCrique isolée sur l’aile ouest. La grotte de Negrou, à proximité, est ornée de stalactites.
- LivadiLongue plage de sable, cafés, eau peu profonde — la plage familiale par excellence.
- SentiersVingt parcours balisés. Le sentier vers Agios Ioannis traverse des paysages lunaires avec vue sur les îlots.
Tout ce qu’il faut savoir
avant de partir pour Astypalée
Quand partir, comment arriver, combien de temps prévoir — les infos pratiques pour organiser votre séjour.
Quand partir ?
Mai-juin et septembre-octobre pour un climat doux et des plages désertes. Juillet-août : chaleur forte, mais l’île reste très calme comparée à ses voisines. Les tavernes et hébergements ferment en grande partie hors saison.
Comment arriver ?
Aéroport domestique (JTY) avec vols Sky Express depuis Athènes (~40 min). Ferry depuis Le Pirée (10-12h, départ en soirée), Kos, Kalymnos ou Amorgos. Liaisons peu fréquentes — vérifiez les horaires à l’avance.
Combien de temps ?
Deux à trois jours suffisent pour Chora, Pera Gialos, Maltezana et les plages principales. Quatre à cinq jours permettent d’explorer l’aile ouest, les sentiers de randonnée et les criques isolées en bateau.
Se déplacer
Location de voiture (4×4 recommandé pour les pistes) ou de scooter. Service AstyBus (minibus électriques à la demande). Bateaux-taxis vers les plages isolées de l’aile ouest. L’île fait 18 km de long.
Réserver à
Astypalée
Hébergement
Hôtels-boutiques à Chora, studios à Pera Gialos, appartements à Livadi et Maltezana. Offre limitée — réservez tôt en été.
Excursions
Tour en bateau des criques, plongée sous-marine, randonnée guidée, excursion vers les îlots inhabités.
Continuer
l’exploration du Dodécanèse
Astypalée n’est qu’un chapitre. Rhodes, Kos, Symi, Nisyros — l’archipel du Dodécanèse vous attend.
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